Rencontre avec un cargo pour Phoenix Europe

La nuit dernière, Louis Duc et Stéphanie Alran se sont faits une belle frayeur quand, sous spi, ils se sont retrouvés nez à nez avec un cargo lancé à pleine vitesse. Mais plus de peur que de mal pour le duo de Phoenix qui poursuit sa route vers Itajaí, en 10e position. 

Message de Louis Duc et Stéphanie Alran (Phoenix Europe) reçu ce matin :
« En voilà une nuit mouvementée qui vient de passer, nuit blanche a 2 jours de l’arrivée !
Ça a commencé par un cargo que l’on a aperçu lors d’un tour d’horizon le problème c’est que l’on voyait ses 2 lumières rouge et verte, pas bon signe, il arrive droit sur nous !! Cargo lancé à 10 nœuds face à un voilier déboulant pleine balle sous grand spi... Pas terrible ! Et sous Spi notre marge de manœuvre étant limitée, nous avons attendu qu’il s’approche un peu plus pour décider d’une route plus franche. Je ne sais pas à combien de mètres de nous il est passé car de nuit c’est difficile à évaluer mais vraiment pas loin du tout !!
Puis, sur une dévente du SPI celui-ci a eu envie de faire des tours sur lui-même... Nous avons empanné généralement les tours se défont assez facilement si on empanne assez vite, mais il s’est mis à faire des tours supplémentaires dans l’autre sens, bref une belle cocotte en l’air quoi ! Obligés d’affaler dans le capot sans pouvoir descendre la chaussette du spi qui permet d’étouffer celui-ci ! Autant vous dire que ranger 200m² c’est un peu sport !! Sans compter ensuite le long démêlage de notre SPI chéri qui a duré 2-3 heures je pense !
Nous sommes donc un peu fatigués mais a priori nous n’avons pas trop perdu sur nos concurrents malgré ces mésaventures ! On tient bon, a priori il nous reste 2 bons jours à cravacher et pas des moindres vu la situation météo et le rapprochement de certains bateaux...
Voyez jusqu’où l’on va pour vous tenir en haleine 25 jours durant !!!
»

Louis Duc, joint à la vacation ce midi :
« Les Italiens de Fantastica vont vite, ils sont difficiles à accrocher. Nous allons commencer à bosser pour anticiper le petit front au niveau de Rio qui va nous ralentir un peu et nous amener vers Itajai. Tout va bien avec Stéphanie même si on commence à fatiguer et qu'il reste deux jours compliqués. Il ne faut donc pas hésiter à se relayer souvent pour bien se reposer. C’est une longue transat, très intenses, qui ne laisse aucun moment de répit. Les trois premiers Class40 sont allés très vite : ce sont d'excellents  bateaux et les duos n'ont pas fait beaucoup d’erreurs. Je les admire ! »