« Première rencontre au large de l’Australie »

Sans cette 10e Transat Jacques Vabre, Marc Guillemot et Yann Eliès unissaient leur force pour la première fois, après voir vécu une histoire forte dans le dernier Vendée Globe. L’équipage a annoncé aujourd’hui qu’il ferait escale en République Dominicaine pour réparer une pièce du gouvernail endommagée. Ce contretemps technique annihile malheureusement leurs chances de monter sur le podium de la transatlantique en double…
Interview croisée réalisée avant le départ de la course…
Votre première rencontre avec votre skipper/co-skipper, vos précédentes navigations ensemble ?
Marc Guillemot : Rencontre à la frontière de l'Indien et du Pacifique. Aucune navigation ensemble avant cette année.
Yann Eliès : 1 ère vraie rencontre au large de l’Australie pendant le Vendée Globe 2008. Sinon on s’est rencontré pendant la préparation du VG à Port-La-Forêt et aux départs des courses.
Quelles sont, selon vous, les qualités de votre partenaire?
MG : Bien à terre, bon en mer.
YE : Je trouve qu’après avoir traversé les trente dernières années de la voile contemporaine, Marc conserve la même flamme. Il a toujours la niaque d’un nouveau venu. Il donne 100% de son temps, de son énergie. Les projets VG sont passionnants mais très exigeants en énergie et Marco donne toujours autant avec plaisir et passion.
Naviguer en double, c’est deux fois mieux… pourquoi ?
MG : Ce n'est pas deux fois mieux c'est juste différent de l'équipage et du solo
YE : Ce n’est pas deux fois mieux, c’est différent. Disons qu’une fois de temps en temps, ça fait du bien de partager les bonheurs et les galères avec quelqu’un que l’on a choisi ou qui vous a choisi. C’est enrichissant de partager, échanger sur plein de domaines : navigation, météo, technique, équipe technique, communication….Le maitre mot c’est partage pour que chacun reparte de son côté avec son petit pécule de connaissance.
Naviguer en double, ça peut être deux fois pire… dans quelles circonstances ?
MG : joker…
YE : Si l’on s’est trompé sur la personne et qu’humainement ça se passe mal. Il n’y a pas d’échappatoire en mer. Il faut prendre sur soi et finir coûte que coûte.
Votre objectif dans cette 10e Transat Jacques Vabre ?
MG : Objectif identique à ceux de 2007 et 2009 avec Charles Caudrelier à bord de Safran: se battre jusqu'au bout.
YE : La gagne, mais la gagne avec la manière, comme au rugby, à la française : avec du beau jeu, du panache et deux marins avec le sourire, bras dessus bras dessous à l’arrivée.
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