Les mots d'Alan et Juliette ( Cub103) à Itajai

Alan Roura, skipper de Club 103

« On a l’impression que le départ c’était hier ! (rires). Je crois que nous avons eu toutes les conditions possibles et inimaginables, le bateau est nickel et après 32 jours de mer : l’entente ça l’a fait ! Le Pot au Noir on l’a eu par étape, pendant 2 ou 3 jours, on s’est dit c’est génial, ça y est c’est terminé puis 2 heures après ça revient, on ne sait toujours pas si nous l’avons passé ou pas ! (rires). C’est une belle course,  tu visites Madères, les Canaries, le Cap Vert, le Brésil, tu en fais des pays, ça n’est pas le Rhum où tu pars de France pour arriver en France. Nous n’avons pas vu le zod à l’arrivée, on s’est dit nous sommes tous seuls, on va prendre le chrono ! Je suis content d’accueillir les Moustachus tout à l’heure parce qu’ils le méritent, nous pouvons être fiers de ce que nous avons fait même si nous sommes derniers et avant-derniers. Ca n’est pas donné à tout le monde de faire 32 jours sur un Class40 : c’est long quand même et ce sont des petits bateaux. »

Juliette Pêtrès, co-skipper de Club 103

« C’était long quand même : on n’a pas toujours eu les conditions météo les plus venteuses, on en a chié dans le Gascogne, l’arrivée au Brésil était assez costaud aussi avec des grains,  des plates-formes pétrolières, c’était un mini Pot au Noir ! On ne s’est jamais pris le chou, on repart demain….C’était génial, j’ai adoré ! Les Moustachus nous ont bien rattrapé progressivement à partir de l’équateur : il y avait que 150 milles de distance, ils n’ont pas arrêté de nous grignoter, ils étaient à fond ! »