La Transat Jacques Vabre : Une course engagée… également sur le plan du développement durable !

Pour sa 12e édition, la Transat Jacques Vabre maintient le « Cap sur le développement durable » en confirmant son statut de première épreuve nautique de cette ampleur à évaluer et réduire son empreinte environnementale et à compenser ses émissions de carbone résiduelles. A l’occasion de l’arrivée à Itajaí au Brésil, les organisateurs annoncent leur accord avec l’entreprise brésilienne Biofilica pour la réduction de 2700 tonnes de CO2 en Amazonie brésilienne au titre de la compensation de l’épreuve 2013.

Dès 2007 la Transat Jacques Vabre s’engageait dans une démarche environnementale, considérée comme exemplaire dans le domaine de l’éco-responsabilité évènementielle et sportive et lançait la charte de la Transat Jacques Vabre.

Dans la continuité des efforts accomplis, l’événement reçoit dès 2009 le parrainage officiel du Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer ainsi que le soutien de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME).

Aujourd’hui l’organisation s’appuie toujours sur 4 grands principes écoresponsables partagés avec les partenaires, sponsors et skippers :

  1. Promouvoir le développement durable au travers des valeurs de la voile, et encourager chaque acteur à s’engager vers un événement responsable,
  2. Sensibiliser le grand public aux enjeux du développement durable via ses piliers environnementaux, économiques et sociétaux,
  3. Mesurer et Réduire l’empreinte environnementale de l’événement, notamment les émissions de CO2.,
  4. Compenser son empreinte environnementale

A l’issue de l’édition 2013 de la Transat Jacques Vabre, en décembre 2013, le Bilan Carbone a une nouvelle fois été réalisé sur l’ensemble de l’événement : il s’élève à 6 800 tonnes équivalent CO2.

La Transat Jacques Vabre a fait le choix de compenser une part significative de ses émissions soit 2 700 tonnes équivalent CO2, ce qui permet de couvrir largement le périmètre de responsabilité direct de la course (notamment l’impact de l’organisation et les déplacements des visiteurs).

Maisa REDD ou la réduction des émissions en Amazonie brésilienne

Pour valider la compensation de 2013, les organisateurs ont choisi le projet Maisa REDD, qui a pour principal objectif de réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre. Piloté par l’entreprise brésilienne Biofilica, il est mené sur une période de 30 ans dans la municipalité de Moju, dans l’Etat du Para au Nord du Brésil. Il est fondé sur une gestion durable de la forêt tropicale ainsi que sur un suivi environnemental et social de la zone. La Transat Jacques Vabre a fait le choix d’un projet solide et de grande qualité, attesté par ses certifications Verified Carbon Standard (VCS) et Climate Community and Biodiversity Standard (CCBS) qui allie à la fois les enjeux environnementaux mais aussi sociétaux du développement durable

Les principes clés du projet sont les suivants :

  • La diversification des activités économiques dans la zone est primordiale pour le développement d’une gestion durable de la forêt. Le projet encourage donc la constitution de filières autres que le bois (notamment baies et noix).
  • La surveillance environnementale est un élément central du projet. La couverture satellite de la forêt permettra d’identifier les menaces et de suivre les réductions d’émissions de GES, tandis que les évaluations des stocks de carbone, les inventaires et les patrouilles seront effectuées à l’échelle de l’exploitation.
  • Les partenaires techniques seront en charge de l’évaluation des émissions et des impacts socioéconomiques tout au long du projet. Les données compilées serviront de base pour des études et missions de recherche.
  • La participation active des communautés locales aura comme objectif de consolider les institutions locales (ex : associations) ainsi que de favoriser l’éducation et la sensibilisation à l’environnement, notamment à travers des ateliers.

Les deux partenaires co-organisateurs de la Transat Jacques Vabre, Le Havre et Jacques Vabre sont ravis de pouvoir maintenir leurs ambitions en matière d’écoconception de l’évènement. Le choix d’un projet brésilien n’est pas anodin compte-tenu de la ville d’arrivée partenaire de la course, Itajaí, grand port de commerce au sud du Brésil, pays qui par ailleurs est le 1er producteur de café au monde !

La course continue...  Les prochaines arrivées sont prévues mercredi dans la journée et l’Organisation se félicite de pouvoir annoncer ce projet de compensation en direct du village arrivée au Brésil.